Notre mois et demi de vacances a commencé fort: onze heures de bus pour rallier
Wellington depuis Auckland. Pourtant, le voyage n’a pas été «si» désagréable que cela,
nous étions à l’étage d’un énorme bus à impériale, tout devant, et avons donc pu admirer
le paysage aux premières loges. Bon, maintenant que nous avons traversé l’île du nord de
bout en bout, nous pouvons le dire: il n’y a que des collines verdoyantes et des moutons
dans cette maudite île, et ça devient vite monotone. Heureusement, le centre de l’île et
en particulier la région volcanique du Tongariro modifie de paysage de façon aussi rapide
que surprenante, pour laisser place à des plaines désolées, couvertes d’herbes sèches
beiges et noires, avec pour seul relief, les volcans Tongariro, Ruapehu et Ngauruhoe,
couverts de neige. Nous aurons l’occasion d’aller les voir de plus près en janvier avec
Aurore!
Nous sommes arrivés à Wellington à 7h du soir, avons déposé nos gros sacs au
backpacker et avons filé rejoindre nos deux camarades d’escapades, Violène et Morany.
Avant leur retour en France fin décembre (pour mieux repartir après pour un an en
Australie, les veinardes), elles aussi entament un tour de l’île du sud, malheureusement
dans le sens inverse du notre. Elle commencent par la côté est, alors que nous allons en
ce qui nous concerne nous en tenir à la côté ouest. Peut-être les recroiserons-nous à un
autre moment...Donc nous avons profité de notre dernière soirée ensemble autour d’un
repas malaisien, avant d’aller faire un petit tour en ville, de nuit. Il fait un froid de canard
à Wellington, le vent est redoutable, aussi nous sommes nous empressés de rentrer
chacuns dans nos pénates, pour une nuit bien réparatrice.
Le lendemain, nous n’avons pas traîné avec François! A 9h30, nous étions devant le
Parlement pour une visite à 10h. Malheureusement, le Prince Charles, en voyage en Nouvelle-Zélande, n'arrivait que le lendemain. Raté de peu! Pendant une heure, nous avons donc découvert ces
lieux méconnus où se joue la politique néo-zéandaise. Il est très intéressant de voir à quel
point les cultures «pakeha» (ce terme désigne les néo-zéandais blancs, descendants
des britanniques) et maori se mélangent. Par exemple, les Council Rooms (pièces où
les lois sont élaborées) sont entièrement décorée d’art Maori, avec des sculptures de
personnages légendaires, des coquillages, etc...Dans la salle du Parlement, certains
fauteuils appartenant à des membres du parti Maori sont même recouvertes de peaux
de moutons! En bref, c’était très chouette et très instructif. Pour la blague, nous y avons
même acheté un paquet de bonbons «Parliamint». Ils ont de l’humour ces kiwis.
Pas de répit pour les voyageurs, nous sommes ensuite aller visiter la maison où et née et
où a grandi Katherine Mansfield. Passage obligé, étant donné que c’est un monstre de la
littérature britannique, qui se trouve être kiwi. Après être passés de salle en salle et admiré
les photos de famille, nous avons visionné un maaagnifique documentaire sur sa vie (très
instructif au demeurant, et quelle vie!) tourné visiblement dans les années 80, avec force
permanentes choucroutées et maquillage violet. François a adoré. Surtout le jeu d’actrice
de la narratrice qui nous la jouait «seule sur le sable, les yeux dans l’eau» pour évoquer
les crachats sanguinolents de Madame Mansfield et comment c’est nul la pneumonie
(même si elle ne vivait pas dans un donjon, désolée Auriane!). Encore une fois, nous
sommes ressortis tout contents de notre visite.
Après une courte pause déjeuner, nous nous sommes dirigés vers le très célèbre musée
de la ville, le Te Papa Museum. Immense, gratuit, et très varié, nous y avons passé
le reste de l’après-midi, et avons pu y admirer entre autre la plus grosse curiosité du
musée, un calamar géant dans son bain de formol. Miam. A peu près 5 mètres quand
même. Nous avons ensuite fait un tour chez les insectes, les volcans, la culture Maorie, la
colonisation par les anglais, et la faune marine qui fait peur. Autant vous dire qu’à l’heure
où je vous écris, nous sommes bien fatigués!
Demain, nous prenons le ferry pour nous rendre -enfin!- dans l’île du sud. Il paraît que la
traversée au milieu des Marlborough Sounds (des fjords) est somptueuse, nous allons
donc voir si la légende est à la hauteur de la réalité, et nous rallierons ensuite la ville de
Picton, à l’entrée des sounds, pour la suite de notre périple...
Photos:
1/ Le parlement, surnommé "La Ruche" (the beehive).
2/ La bibliotheque du parlement.
3/ Un oeuf de kiwi...dans son kiwi!
4/ Une "waka", pirogue maori.
5/ Le garde-manger!
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